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Ma petite famille et moi commençons à être rodés en matière de déménagement courte et longue distance. Quand nous cumulons nos expériences, nous avons vécu dans 6 régions différentes en France dont 1 région ultra-marine, avant de tout quitter et partir vivre à l’étranger. On pensait en connaître un rayon sur le changement et l’adaptation à un nouvel environnement et pourtant on était loin de se douter de la difficulté de certains aspects de l’expatriation. Je vous livre ici 5 choses auxquelles on ne s’attend pas forcément et qu’il faut pourtant bien anticiper :

1. Il existe bel et bien différentes étapes psychologiques au cours de l’expatriation.

On a beau penser que « non, pour nous ce n’est pas pareil » et bien si, chaque expatrié est amené à connaître différentes phases psychologiques dans l’évolution de son installation à l’étranger. Evidemment chacun ressent les choses à sa façon et l’expérience de l’un n’est pas forcément similaire en tout point à celle d’un autre mais quand même… dites-vous que ces différentes phases, vous les vivrez quoi qu’il arrive.

Je vous expliquerai plus en détail les différentes étapes psychologiques de l’expatriation dans un prochain article (voici un lien utile en attendant).

2. « Sortir de sa zone de confort » est un doux euphémisme pour un expatrié.

Quand on prépare son expatriation, on sait d’avance qu’on va devoir s’adapter à notre nouvel environnement, être tolérant, curieux et que rien ne sera gagné d’avance. On sait également que l’on va au-devant d’un tas de démarches, de procédures et que tout reste à découvrir …

Ce qu’on n’imagine pas, c’est que s’expatrier demande de sortir de sa zone de confort, mais puissance 1000 ! S’installer dans un nouveau pays, d’autant plus quand on change de continent, signifie que tout est à réapprendre ! Car qui dit nouveau pays dit généralement nouveau système politique, nouvelles lois, nouvelle forme d’économie, nouvelle(s) culture(s), autres mentalités, nouvelle gastronomie et façon de cuisiner, nouveau système scolaire, nouveau code de la route, nouvel emploi voire nouveau domaine… Psychologiquement c’est parfois éprouvant.

A certains moments cela peut devenir décourageant car rien ne nous oblige, quand l’immigration est choisie, à franchir ces obstacles. Quand on est en phase dite « de crise » (voir point 1.) toute cette nouveauté peut être ressentie comme un vrai calvaire et signer la fin du voyage …

C’est à ce moment-là qu’on réapprécie tout ce qui nous rappelle notre culture d’origine. Pour nous c’est le fait de trouver des produits français dans les magasins, d’entendre des Français parler, de se retrouver entre Français …

3. Non, s’expatrier en couple n’est pas si simple…

Dans toutes les situations, l’expatriation met le couple à l’épreuve. Voici quelques difficultés qui peuvent être rencontrées :

  • L’un des deux part avant l’autre et il devient difficile de vivre à distance.
  • L’un des deux se sent bien dans sa nouvelle vie mais pas l’autre.
  • L’expatriation était plutôt le projet de l’un mais pas de l’autre et les deux membres du couple ne sont pas sur la même longueur d’ondes.
  • Les deux ont suivi le même projet mais les difficultés liées à l’expatriation, le stress, provoquent des tensions au sein du couple.

Des études disent que le taux de divorce des couples expatriés est supérieur à la moyenne nationale… be careful !

 4. L’expatriation coûte cher.

Certes, il n’y a pas besoin d’être riche ou d’avoir beaucoup d’économies pour partir vivre à l’étranger mais il n’en reste pas moins que l’expatriation peut coûter cher. Le coût peut varier en fonction du territoire que l’on choisit, du nombre de personnes qui composent notre famille, de ce que l’on emmène comme bagages, des activités prévues, de l’organisation de l’école ou des études, du niveau de protection sociale, du climat, etc. Dans tous les cas il est important de partir avec quelques économies et essayer d’anticiper au minimum son budget sur place, au moins pour la première année. Cela permet d’éviter de se retrouver en difficultés en cas d’imprévus et de gérer plus sereinement son expatriation.

5. Non, on ne se réinstalle pas si facilement dans son pays d’origine.

Quand on est citoyen d’un pays dans lequel on a vécu la majorité de sa vie, on imagine que revenir après une expatriation n’est qu’une question de formalités. Eh bien détrompez-vous !

Avant de revenir il vous faudra anticiper les mêmes sujets que quand vous avez préparé votre expatriation : budget des premiers mois, déménagement, logement à trouver, inscription à l’école des enfants, réouverture des droits sociaux (assurance maladie, prestations etc.)…

En dehors du plan administratif, il ne faut pas sous-estimer la part psychologique dans le retour. En effet, après avoir acquis de nouvelles habitudes ailleurs, de nouveaux repères, il ne faut pas croire que l’esprit est capable de se réadapter à « sa vie d’avant » en claquant des doigts. Je développerai ce point dans un prochain article.

En résumé : l’immigration se prépare, rien ne doit être considéré comme acquis ni sous-estimé, mais, une fois que vous l’aurez compris, vous serez capables d’accomplir tout ce que vous voulez ! Sky is the limit …

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